2017 en 7 films

Pour toi qui n’es peut-être pas au courant que je suis des études de cinéma (hausse légèrement le menton fièrement), sache que cela fait maintenant un an et demi – que le temps passe vite – que j’étudie cette discipline douce et chaleureuse – ahah – qu’est le cinéma. Alors voilà, j’ai vu pas mal de films au cinéma en 2017, pas tous, pas certains « incontournables » mais au moins ceux que je voulais à tous prix voir. Et c’est chose faite, voilà maintenant que je vais t’en parler! (mais par ordre de sortie, pas par préférence, ce serait trop simple)

Paterson

Alors ok, il est sorti en 2016 mais à ma défense, je suis allée le voir en 2017 alors oui ça compte!

Paterson
Jim Jarmusch

C’est un film sans intrigue – ou presque – sur un garçon qui s’appelle Paterson dans un bled qui s’appelle Paterson et qui fait rien d’autre que vivre dans ce bled et s’appeler Paterson. Comme ça, je te l’accorde, on se croirait face à un mauvais scénario écrit par un mauvais scénariste en quête d’inspiration mais en fait, c’est tellement davantage. Je me souviens avoir été happée tout au long du récit par le choix des images, des symboles, et des mots. Paterson est chauffeur de bus, il écrit des poèmes que personne – our presque – ne lit, il vit avec sa copine qui, elle, a plein de projets mais au final c’est beau, enivrant et on fait à nouveau face à ces récits qui ne cherchent pas l’action au détriment du temps, celui qui passe, celui qui nous terrasse. Et je crois que c’est ce que j’ai aimé chez Paterson, sa simplicité.

Moonlight

Moonlight
Barry Jenkins

Déjà, là, on passe à la catégorie supérieure avec ce récit poignant et sanglant d’un jeune garçon noir qui cherche sa place mais aussi qui se cherche lui-même. C’est initiatique mais c’est bien plus qu’un apprentissage, c’est un kick dans la face, une réalisation sans égale et des mots, des images, des lumières. Oh les lumières, je pourrais écrire un billet sur la seule lumière dans Moonlight, on parle pas d’effets de lumière mais d’un truc qui rayonne et emporte tout sur son passage. J’ai été scotchée, époustouflée, ébranlée par cette histoire et ses personnages. Je recommande à deux-mille pour cent.

Visages Villages

Visages Villages
JR et Agnès Varda

Un collègue de promo m’avait beaucoup parlé d’Agnès Varda (il a même vu un de ses films à côté d’elle lors d’un festival, il est trop fier) et inculte que je suis je ne savais vraiment pas trop qui c’était – si ce n’est qu’une femme réalisatrice ça court pas les rues aujourd’hui alors une réalisatrice des années 1960, j’étais quand même intriguée. Bref, une amie qui aime bien JR m’a proposé d’aller voir Visages villages et bien sûr j’ai accepté! Et je n’ai pas été déçue, même s’il s’agit d’une fiction en partie et que les artistes ne sont pas dans la totale improvisation, j’ai beaucoup aimé la douceur qui se dégage d’Agnès Varda, sa façon de parler et de rigoler. Elle sourit avec les yeux et part à la rencontre de petits français pour leur tirer le portrait et les mettre en valeur. J’ai adoré les rencontrer et voir le regard bienveillant que JR et Varda posaient sur eux. Le film est court, je le conseille pour faire une « pause » au milieu des blockbusters et autres grands films drôles, ici seulement de la douceur et de l’art (bien sûr).

Okja

Okja
Bong Joun-ho

Comme toute millenial/génération Y qui se respecte – ou pas -, je possède Netflix et ce film est une production Netflix (j’ai aussi inventé l’eau tiède, merci). Je l’attendais de pied ferme, enfin une fiction qui décrit le paradoxe humain du fait d’aimer les animaux mais de les tuer pour les mettre dans notre assiette après les avoir fait souffrir durant toute leur vie – j’appelle pas ça un paradoxe mais la stupidité humaine, mais bref passons. Okja n’est pas un documentaire, ce n’est même pas un réquisitoire et il ne touchera pas tout le monde de la même façon ; il y est avant tout question d’une amitié entre une jeune fille et son animal de compagnie qu’on décide d’envoyer à l’abattoir. C’est incroyablement beau, doux et fort. Tu l’auras compris, j’ai un truc pour les films « beaux et doux » mais j’y peux rien : Okja ça parle d’animaux, de sentiments, d’égalité, de commerce, de politique aussi. Je dirais que tu peux regarder ce film si tu as un peu envie de te triturer la tête sur la société dans laquelle on vit mais si tu veux juste passer un bon moment en te disant « mais c’est qu’un film », je pense que tes oeillères fonctionneront.

Le redoutable

Le redoutable
Michel Hazanavicius

Pour recontextualiser, Michel Hazanavicius c’est un peu – beaucoup – aussi le réalisateur de The Artist, OSS 117 Le Caire Nid d’espions et OSS 117 Rio ne répond plus et non je n’ai pas vu ces films! J’ai été attirée, non pas par le réalisateur, mais par le sujet du long-métrage : Jean-Luc Godard. Alors oui c’est cliché de faire une fac de cinéma et d’aimer le Godard des années 1960 (années Nouvelle Vague) mais il y a dans les films de Godard de beaux mots et de belles couleurs et ça, ça me parle. Alors je suis allée voir Le redoutable parce que j’espérais y retrouver ça et figure-toi que je n’ai pas été déçue! Il y avait même une certaine (beaucoup) de réflexivité : le cinéma qui parle du cinéma et ça aussi j’adore! Certes, c’est romancé et fictionnel (je parie que Godard est un encore plus gros con dans la vraie vie) mais ça nous en apprend quand même pas mal sur sa vie, sa vision du cinéma et tout son côté « vive les jeunes, vive la gauche » même si « je suis vieux, con et riche ».

Zombillénium

zombillenium
Arthur de Pins

Ce film, c’est la révélation de l’année. J’y suis allée sur un coup de tête en me disant « c’est cool les films d’animation » et voilà que je me retrouve devant un film qui fait répéter toute la soirée « c’était génial ». Autant dire le genre de réaction super satisfaisante quand tu vas voir un film sans opinion préalable ; du coup j’ai offert la BD au barbu et il m’a dit que ça ne raconte pas du tout la même histoire… Anyway, c’est autant d’anecdotes pour dire que Zombillénium c’est drôle, tendre, les personnages sont hyper attendrissants et attachants avec des rebondissements plaisants, un humour qui fonctionne super bien sur moi (sans être patoche pour autant). Ce n’est clairement pas un dessin-animé pour enfants (enfin, ça pourrait l’être mais c’est pas un Disney, tu vois?). Et le côté rock’n roll music m’a bien fait capoter aussi!

Coco

COCO
Lee Unkrich, Adrian Molina 

Bon, je sais je sais tu en as déjà entendu parler au moins un cinquantaine de fois et tout le monde ne t’en a fait que des éloges (et si ce n’est pas le cas, renseigne-toi sur la santé de ton entourage) mais je ne pouvais pas ne pas le mettre dans mon classement. J’ai écouté la BO en boucle la semaine après le visionnage – et le barbu peut témoigner – j’en ai parlé tout autour de moi non-stop : « eh tu as vu Coco? » « eh t’as aimé Coco? » « eh t’as vu le dernier Disney Pixar? ». Si encore il n’y avait que la musique, s’il n’y avait que les personnages qui étaient attachants, si seulement ce n’était pas aussi la lumière, le traitement des couleurs et le réalisme des décors qui m’avaient totalement subjugué… Je ne vais pas mentir, si d’ordinaire tu n’aimes pas les Disney ni les Pixar et aucun conte fabuliste un peu optimo-naïf tu n’aimeras pas Coco mais à un tel niveau, pose-toi aussi des questions sur ce que tu aimes dans la vie! Un peu de gaité fait toujours du bien et c’est la force des Pixar (et c’est pour ça que Disney a eu raison d’engloutir la société de prod Pixar) : toujours donner le sourire et réussir à raconter des histoires, certes qui finissent bien, mais l’ingénuité en moins.

 

J’ai hésité à faire mon top 7 des flops de 2017 mais j’ai trouvé ça un peu violent alors je me suis abstenue. Partage toi aussi tes films préférés de l’année passée, je serais heureuse de voir lesquels ont retenu ton attention!

Bises,

Laurie

Une réflexion sur “2017 en 7 films

  1. Je voulais pas faire de chroniques longues en effet… J’espère juste que mes sentiments ne se répètent pas! Et que ça donne envie de les voir ces films 😉

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